Un membre du panel des experts du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) a relevé l’existence d’un ’’flou’’ concernant la contribution des Etats ayant adhéré à cette initiative.
’’La plupart des Etats membres semblent réticents à poursuivre leur contribution sur une base annuelle après une première contribution annuelle de 100.000 dollars américains (50 millions FCFA)’’, a dit le Sud Africain Chris Stals, membre du panel des experts, lors de la première conférence continentale sur le MAEP qui s’est tenue à Accra (8-10 mai).
’’Certains Etats membres considèrent que la contribution est versée une seule fois’’, a déploré le Sud-africain Chris Stals.
Le MAEP est un instrument d’auto-évaluation auquel les pays membres de l’Union africaine (UA) adhèrent volontairement. Il s’intéresse notamment aux questions de bonne gouvernance économique et politique.
Jusqu’ici, seuls le Ghana , le Kenya et le Rwanda ont terminé le processus d’évaluation. L’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie vont passer devant la commission d’évaluation en juillet prochain. Djibouti a introduit une demande d’adhésion.
Le MAEP a été adopté le MAEP en mars 2003. Quelque 26 pays y ont adhéré, selon des sources proches du NEPAD qui précisent que ces pays renferment les trois quarts de la population africaine.
’’Le montant total des contributions s’élève à 2,6 millions de dollars, ce qui couvre environ 50% des besoins annuels du mécanisme estimés à 5 millions de dollars (2,5 milliards FCFA)’’, a expliqué Chris Stals.
’’Des fonds additionnelles ont été alloués par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), qui gère le fonds de soutien du MAEP logé à New York. Des dons externes son déposés dans ce compte’’, a-t-il ajouté.
Il a averti que le MAEP pourrait ainsi être confronté à des problèmes financiers à l’image de beaucoup d’institutions panafricaines.
Sur les 26 pays qui ont adhéré au mécanisme, la plupart ne cotisent pas, a-t-il insisté, soulignant que ’’cette situation a poussé des pays comme l’Afrique du Sud qui a porté sa contribution à 1 million de dollars’’.