Accra, 9 mai – Le représentant du Rwanda à la conférence continentale sur le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), ouverte mardi à Accra, a indiqué que grâce à cet instrument, le processus de démocratisation a été lancé dans son pays.
Silas Sinyanga s’exprimait lors d’une séance de partage d’expérience entre les pays qui ont terminé le processus d’évaluation — Rwanda, Ghana et Kenya — et les autres pays africains.
L’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie vont passer devant la commission d’évaluation en juillet prochain, après avoir boucle leur processus d’évaluation interne.
Le NEPAD a adopté le MAEP en mars 2003. Quelque 26 pays y ont adhéré, selon des sources proches du NEPAD qui précisent que ces pays représentent trois quarts de la population africaine.
Silas Sinyanga a souligné que le MAEP a apporté de la ’’valeur ajoutée’’ à son pays, indiquant à cet effet que ’’le processus de démocratisation est lancé’’.
’’Grâce au MAEP, nous avons posé un pas important dans le processus de démocratisation notamment’’, a insisté le représentant du Rwanda qui a relevé que le secteur privé et la société civile ’’débattent de tous les problèmes sur le plan national’’.
’’Auparavant c’est la discrimination qui régnait et c’est ce qui est à l’origine du génocide au Rwanda’’ en 1994, a rappelle M. Sinyanga, ajoutant : ’’le mécanisme a également offert une occasion de parler de la séparation des pouvoirs, des droits humains, de la liberté de la presse…’’.
’’Maintenant les Rwandais se sont appropriées ce processus’’, s’est-il réjoui, précisant que ’’par cette ouverture il y a plus de transparence, ce qui a favorisé l’éclosion de débats comme il n’y en a jamais eu’’.
Il a par ailleurs cité, parmi les acquis ’’la justice participative’’ sur le génocide, l’abolition de la peine de mort, la question de la propreté foncière qui est débattue.
’’Tout cela débouche sur la réconciliation des Rwandais avec eux-mêmes’’, selon Silas Sinyanga.